Présentation

Approches et philosophie de TRAS

Les politiques publiques s’affichent depuis de nombreuses années en faveur « du numérique », prenant acte des bouleversements induits par l’arrivée des nouvelles technologies de communication et du traitement de l’information. Quelque soit le secteur d’activité, le « numérique » bouleverse et va encore bouleverser profondément les métiers, les rapports sociaux, les échanges économiques, les certifications de toute nature – qu’elles soient bancaires, juridiques ou sociales. Comme l’air que nous respirons, « le numérique » est une condition de la respiration sociale, économique et politique de chaque citoyen, de chaque entreprise, de chaque collectivité, de chaque pays.

Si ces évolutions demandent certainement une attention particulière, notamment en matière d’infrastructure, reste que la considération du champ numérique seul ne permet pas une vision actualisée des enjeux, prenant en compte l’explosion des nouvelles connaissances, les changements rapides de technologies, la nécessaire approche transversale de domaines d’activité, la convergence entre des disciplines ou des activités qui ouvrent de nouvelles voies, modifiant notre rapport au monde et aux autres.

Au-delà des nouveaux outils qui envahissent le plateau du théâtre comme le rapport au public, cette vision large, nous l’appelons Arts-Sciences, le lieu de la recherche, de la création et de la diffusion entre artistes et scientifiques. Constatant nos convergences de vues, nous nous regroupons pour organiser cette activité résolument tournée vers le futur.

Le réseau  qui toutes partent du constat que la révolution numérique et technologique en cours ainsi que l’extraordinaire développement des connaissances scientifiques, modifient en profondeur les rapports au monde, les imaginaires, les pratiques individuelles et collectives et touchent l’ensemble des activités et relations humaines de tous les secteurs des sociétés et de l’humanité dans sa globalité.

C’est en ce sens que les membres de TRAS, composé de structures artistiques, culturelles, universitaires et de recherche, construisent, pour certains d’entre eux depuis une dizaine d’années, des espaces pionniers de rencontre entre artistes, scientifiques et technologues au sein de leurs structures en nouant des partenariats regroupant une hétérogénéité d’acteurs sur leurs territoires d’implantation. Ces structures mais aussi leurs écosystèmes trans-sectoriels locaux et régionaux pérennes (laboratoires de recherche, entités de R&D, entreprises, start-ups, structures socio-culturelles ou sociales, tiers lieux, pépinières, écoles d’enseignement supérieur, universités, etc) sont aujourd’hui reliés au sein de la Transversale des Réseaux Arts Sciences.

Tous partagent les mêmes objectifs d’émancipation, de démocratie culturelle et de production et diffusion de (nouvelles formes de) connaissances et de savoirs, en privilégiant une rencontre directe avec le public, une mise en relation de l’art, des sciences et des technologies capable de construire des expériences esthétiques, prenant en considération les dimensions artistiques, scientifiques et techniques de la culture au 21è siècle.

Ainsi les membres du réseau TRAS créent les conditions de la rencontre entre arts et sciences et s’entendent sur le fait que celle-ci peut donner lieu à :

– une production artistique (exposition, spectacle, installation, multimédia, performance, texte) ;

et/ou

– une contribution à un projet de recherche transdisciplinaire (publication théorique, les arts comme terrain de recherche, notamment d’une innovation technologique ou sociale) ;

et/ou

– une innovation technologique (design, process, innovation ouverte, logiciels, prototype) et/ ou une innovation sociale (dispositif, process, protocole).

et/ou

– des approches d’action artistique, culturelle et éducative, des pratiques socio-éducative du numérique renouvelées en prenant en compte la culture artistique, scientifique et technique des individus et des groupes ;

C’est en ce sens que les membres du réseau entendent engager les publics dans l’exploration sensible du devenir du monde et envisagent les expérimentations qui en découlent comme une manière dont ces activités peuvent contribuer à répondre aux enjeux d’innovation et de développement d’imaginaires, de recherche de solutions environnementales, éducatives, économiques et sociales nouvelles, aux niveaux local, régional, national mais aussi européen et international.